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SAHARA: quatre rounds de pourparlers et toujours rien L’objet du conflit, c est le Sahara occidental et son statut. Le Polisario réclame son indépendance. Pour tenter de trouver une solution ou un compromis, les deux partis se retrouvent ce mercredi 10 février et demain près de New York, sous l égide des Nations unies. Cette fois, on ne parle même plus de pourparlers mais de discussions informelles. L objectif, c est avant tout de rompre le silence. C’est loin d’être évident vu l’incompatibilité des points de vue de part et d’autre. Car depuis l’échec des derniers pourparlers officiels en mars 2008, les positions n’ont pas changé. Le Maroc veut que le Sahara occidental annexé en 1975 reste dans son giron. Il propose une autonomie relative avec notamment des institutions régionales fortes. Cette proposition est inacceptable pour le front Polisario. Le mouvement indépendantiste réclame toujours un référendum pour décider de l’indépendance ou non de ce territoire. L’avantage des indépendantistes, c’est qu’ils ont remis leur cause sur le devant de la scène depuis la grève de la faim en décembre de l’une de leurs militantes les plus connues, Aminatou Haidar. Le Maroc, lui, a l’avantage de la realpolitik. La proposition d’autonomie est soutenue par les Etats-Unis et la France, mais elle reste inacceptable pour le front Polisario. Dans ce contexte, la marge de manœuvre est évidemment minime. C’est là toute la tactique de Christopher Ross. L’envoyé spécial de l’ONU espère que ces réunions informelles sans ordre du jour permettront de rapprocher les points de vue. Une politique des touts petits pas qui cache mal la difficulté de faire avancer ce dossier bloqué depuis 35 ans. RFI |
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