Front Démocratique Cabindais (F.D.C.)


Déclaration du Front Démocratique Cabindais (F.D.C.) concernant les actes d’intimidation que subissent actuellement les responsables politiques, ecclésiastiques et militaires cabindais, de la part des autorités angolaises, notamment les  dirigeants du M.P.L.A.

  à  l’attention  de  la  communauté  internationale :

Au nom de la population de Cabinda, réagissant, dans l’exercice de la légitime défense, à l’occupation et  l’intégration de son territoire par l’Angola, ainsi qu’à l’interruption de la décolonisation, prévue et  mentionnée au programme des Nations unies comme 39iè territoire à décoloniser, par laquelle la  population de Cabinda devrait jouir ou exercer son droit à l’autodétermination, en créant sur son  territoire, un Etat indépendant et souverain, débutées le 11 Novembre 1975 par les milices du  Mouvement Populaire pour la Libération de l’Angola (MPLA) et poursuivies jusqu’à ce jour par plus de  30.000 soldats des forces armées angolaises recevant l’appui des milliers de mercenaires venant de  plusieurs pays, avec la mission de, en plus de l’ appui qu’ils apportent aux soldats angolais, terroriser et  réduire au silence et à la soumission, la population de Cabinda, nous, FDC, prenons lacommunauté  internationale à témoin, à propos des actes d’intimidation que sont en train de commettre, les  autorités  angolaises contre les responsables politiques, ecclésiastiques et militaires cabindais dont les noms et   prénoms sont mentionnés ci-dessous, dans l’unique but d’empêcher la population de Cabinda d’exercer    son droit à l’autodétermination.

Conformément à cette attitude, les autorités angolaises ont fait diriger leurs attaques contre :

-        des villages ou des groupes de population suspectés de contenir des résistants 

-        des groupes isolés de personnes clairement identif iables comme non combattants (femmes,  vieillards, enfants) 

-        les moyens de subsistance de la population civile par la destruction systématique du  bétail et des plantations de bananiers, manioc, ignames et autres denrées alimentaires.

Il s’agit de :

a)    Au Cabinda : Maître Francisco LUEMBA  Padre Raul TATI (ancien vicaire de Cabinda)  Maître  MARTINHO NOMBO  Belchior Lanso TATI  Pedro Benjamin FUCA  José ZEFERINO POATI  Antonio  NITO  Marcos MAVUNGO  Alberto NSUAMI  Pedro Maria GOMES 

b)   Au Congo Brazzaville : Emmanuel NGOMA dit GAUS  Emmanuel NGOMA (bis)  NGOMA Benjamin BOUDJI    NGOMA MANGILA Dieudonné BOUDJI  Colonel COSMAS NZAOU  Antoine VICENTE  Alphonse MBINGI    JOÃO KIBINDA  Alexandre MABIALA  JOÃO MAKUNDU.

S’agissant des arrestations qui ont eu lieu au Congo Brazzaville, nous sollicitons la clémence des  autorités congolaises, notamment du Président de la République afin d’obtenir la mise en liberté de nos  compatriotes dans les plus brefs délais.

Quant aux autorités angolaises, qu’elles sachent que rien, alors absolument rien, de toutes ces intimidations, ne fera reculer la population de Cabinda, dans sa volonté d’exercer son droit à  l’autodétermination, en créant sur son territoire, un Etat indépendant et souverain.  

Pour conclure, nous voudrions rappeler qu’en vertu de  l’article 1, paragraphe 2 de la Charte des Nations  unies, de la résolution 2625 (XXV) et de la résolution 3314 (XXIX) de l’assemblée générale, le droit du  peuple cabindais à l’autodétermination impose à tous les Etats et aux organisations internationales une   double obligation :

-                   l’abstention de toute coopération militaire ou autre en vue de la répression des responsables d’un   mouvement de libération :

-                   le devoir de favoriser l’autodétermination en fournissant, à cette fin, tout appui diplomatique et matériel.

Fait le 28 Février 2010
Pour l’Exécutif du F.D.C. 
Norbert  ITOULA, Président

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