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CLUB DES AMIS DES DROITS DE L’HOMME EN AFRIQUE (Droits Humains, Développements Démocratiques) DÉCLARATION RELATIVE A NOTRE DESAPROBATION DE L’ACCEPTATION DE L’ANGOLA COMME MEMBRE DE LA COMMISSION DES DROITS DE L’HOMME DE L’ONU. Le Club des Amis des Droits de L’Homme en Afrique (CADHA) est profondément indigné par l’acte par lequel l’Assemblée Générale des Nations Unies vient d’admettre la république d’Angola comme membre de la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU. La préoccupation ne peut être que grande d’autant plus que ce pays, ce qui n’est plus à démontrer, est auteur de graves violations des Droits Humains en Afrique centrale. Et, comme illustration de nos propos, nous visualisons toutes les preuves de la cruauté qui se passent tous les jours au Cabinda. Ce jour, il importe de rappeler devant l’opinion internationale que des nombreux cabindais croupissent dans les prisons angolaises dans des conditions dégradantes, dépouillés de toute dignité humaine. A l’intérieur même du Cabinda, l’armée angolaise d’occupation y pratique des viols massifs à l’endroit des femmes cabindaises, contraint des familles à l’inceste pour humilier la communauté cabindaise, impose la déportation des populations et massacre des personnes sans défense. Pire encore, les réfugiés cabindais installés dans les pays voisins comme au Congo Brazzaville et en RD Congo, subissent l’intolérable devant la communauté internationale bien muette. En effet, il faut le souligner, nous savons que les violences des militaires angolais sur les cabindais ont commencé il y a bel lurette, cependant, ce jour, lesdites persécutions se sont amplifiées du fait des accords secrets politique et de sécurité, signés entre l’Angola et les Gouvernements de la RD Congo et du Congo Brazzaville, constamment dénoncés par les ONG de défense des Droits de l’Homme sans que personne, hélas, n’écoute cette voix. Le CADHA est profondément préoccupé devant ce contraste de l’Organisation des Nations Unies qui, d’une part, vote les « credo » de la défense des Droits Humains et, d’autre part, accepte l’Angola comme membre de la Commission des Droits de l’Homme. D’autant plus qu’il est bien connu que ce pays pratique des crime contre l’humanité au Cabinda. Ce qui est, une fois de plus, grave c’est le fait de voir maintenant les militaires angolais, traverser les frontières du Cabinda pour rentrer en RD Congo dans les camps des réfugiés jadis supervisés par le Haut Commissariat pour les Réfugiés (HCR) aujourd’hui placé dans le délaissement total. Les militaires angolais opèrent maintenant dans ces lieux des enlèvements, tortures et des tueries sommaires. A pointe Noire, ce dernier temps, de nombreux cabindais ont été placés dans les prisons de la police politique congolaise appelée DST, à l’instar de Vicente Antonio, Boundji Fiacre, Goma Benjamin, Edouardo Destino, Alberto Toto, Cosmas Nzaou, etc….. En RD Congo la situation est pareille, des cabindais continuent de subir des graves harcelement et des detentions arbitraires par les services militaires angolais qui passent par la manipulation des sevices de sureté de ce pays comme l’Agence Nationale des Renseignements (ANR) l’on peut citer les cas de Samuel Mavungo, Paulo Bueno, voire celui de José Nkongolo et d’autres encore. Dans les camps des réfugiés placés principalement au Bas Congo, de nombreux cabindais enlevés n’ont jamais été retrouvés par leurs différentes familles. Ce dernier temps, à Kinshasa comme à Brazzaville, les menaces sur les cabindais se multiplient, concernant la cas de José Nkongolo pour ne citer que cette situation bien connue, si un des députés originaires de la province du Bas Congo n’avait pas intervenu, on était proche de l’irréparable. De ce fait, des nombreux intellectuels cabindais sont dans l’obligation de s’exiler vers d’autres pays que les deux Congo pour se sécuriser. Au regard de ce qui précède, le CADHA : -dénonce et condamne avec la dernière énergie le non respect des conventions de Genève par l’Angola vis-à-vis aux actes que ce pays continue de commettre au Cabinda. Ainsi, son acceptation à la Commission des Droits de l’Homme ne se justifie pas -demande au Conseil de sécurité des Nations Unies d’inscrire dans son agenda 2010-2011 la résolution du problème du Cabinda à l’instar de celui du Sahara Occidentale occupé par le Maroc -recommande au Haut Commissariat pour les Réfugiés (HCR), conformément à sa mission de faire respecter l’applicabilité des Conventions de Genève sur les réfugiés, d’assurer la protection internationale pour les cabindais exilés dans d’autres pays -lance un vibrant appel aux organisations internationale de protection des Droits de l’Homme de plaider en synergie la cause cabindaise qui, nous le constatons, est un problème des Droits de l’Homme. Kinshasa, le 18 Mai 2010 Dominique Mafueta Ndandu Directeur Exécutif Contact: cadha_africa@yahoo.fr |
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